Accueil 
Objectifs de la collection
 
Catalogue 
Proposition d'oeuvres
Contact
 

Objectifs – Accessibilité des œuvres de création musicale

Bleu explore de nouvelles voies de publication et de diffusion d’œuvres reflétant la création musicale. Elle est très ouverte à des partitions de styles et de genres divers (instruments, voix, instruments + informatique, toutes formations, chansons, musique associée aux images qui a une vie autonome, Jazz, musique pour la danse, manuscrits – certains comportant une dimension de très forte originalité des décennies, voire bien davantage, après leur conception !... – notations, méthodes etc.). Il s'agit de la « création » contemporaine (quel terme utiliser : musique d’aujourd’hui, de notre temps, actuelle, au présent etc… ?) comportant une dimension de singularité (n’est-ce pas l’un des bonheurs suscités par la découverte incessante de l’invention musicale?) et devant être diffusée dans les meilleures conditions possibles.

Tenir compte des évolutions éditoriales, technologiques et respecter le travail des compositeurs/compositrices

J’avais pu réaliser une collection commune à plusieurs éditeurs (Editions A. Leduc, Schott-Frères, Choudens, Rideau-Rouge, Chappell, Hortensia, Ricordi) ayant pour titre CARROUSEL, sous forme de « partitions-papier ». La numérisation offre d’autres moyens.
Ultérieurement, avec Jean Davoust, nous avions mis en œuvre une première avancée de Bleu, il y a plus de dix ans. Le moment est maintenant venu de pousser plus avant cette aventure passionnante.

Elle permet de réduire les coûts de production et, par conséquent, les prix de vente dont on sait à quel point ils sont devenus dissuasifs pour tous ceux qui souhaitent jouer la musique de leur temps, ce qui n’est pas plus satisfaisant pour les compositeurs et les compositrices !
A cet avantage s’ajoute la rapidité du tirage (à la partition commandée) la livraison étant réalisée dans des délais très réduits par chargement en ligne.
L’envoi postal d’une version imprimée est néanmoins toujours possible.
La consultation des fragments choisis est immédiate.
Des Editeurs sont et seront associés à cette plate-forme de diffusion pour des œuvres qu’ils ont souhaité publier de cette manière. Il s’agit d’ajouter un large vecteur numérisé commun à celui de l’édition-papier et non de le remplacer. Pour bien des raisons, les deux sont toujours complémentaires.

La situation est devenue complexe. Les rôles du compositeur, de la compositrice et de l’éditeur ayant évolué, la numérisation suppose un investissement qui trouve sa contrepartie dans une diffusion plus large (permise par la Toile) à des tarifs significativement plus favorables pour les utilisateurs et dont les

droits, indispensables, pour les créateurs seront proportionnellement plus importants (mais à partir de prix moins élevés que ceux des versions-papier, ce qui sera compensé par des commandes , à moyen terme, plus nombreuses).

Des compositeurs, des compositrices n’ont pas ou plus d’éditeur, soit pour toutes leurs partitions, soit pour une partie d’entre elles. Certains tentent une diffusion sur un site personnel. Des éditeurs rencontrent des difficultés de commercialisation pour une part de leur répertoire plus récent, essentiellement dues à un coût des partitions imprimées de manière classique..

Il faut trouver des voies plus spécifiques tenant compte des évolutions.
Un site collectif chargé de la diffusion mondiale est beaucoup plus efficace. C’est déjà le constat que nous avions fait il y a plus de dix ans.

C’est une contribution à l’élargissement de l’audience de la musique de création, laquelle ne bénéficie pas de la puissance de promotion mise au service d’une musique de consommation courante. Ceci n’est d’ailleurs pas un phénomène nouveau.

Le développement du réseau et des branchements individuels des publics intéressés favorise la diffusion dans l’ensemble des pays du monde et permet une plus grande accessibilité des informations autour des créateurs.

Il arrive souvent que des oeuvres ne soient plus rééditées, l’obsolescence étant alors davantage la conséquence de ventes jugées insuffisantes que de l’appréciation de la valeur des œuvres. Une telle mise en mémoire évite cet écueil. En perspective se profile la constitution d’une partothèque, d’un Fonds « contemporain », « actuel », qui permette un large choix et une information rapide sur ces oeuvres.

Création – droits

Pour cette nouvelle collection, demeurent les droits contractés avec l’éditeur d’origine lorsque celui-ci réalise la gravure informatique, l’impression, la mise en circulation. Ils deviennent évidemment plus conséquents, selon les termes d’un nouveau partenariat (voir le contrat proposé) lorsque l’auteur fournit un support intégrable, soit en accord avec un éditeur soit directement avec le collectif d’édition en ligne et de diffusion. Ainsi que précisé plus haut, un pourcentage de redevance nécessairement plus important est prévu, mais sur un prix de vente moins élevé pour favoriser les commandes d’œuvres. Cette nouvelle perspective équilibre ainsi les enjeux.


Faut-il rappeler que la rémunération des créateurs (commandes, droits sur les interprétations publiques, droits sur les ventes de partitions…) leur permet (partiellement !...) de dégager le temps considérable, dans la vie même du musicien, nécessaire à la conception des œuvres ? A moins d’inventer un nouveau statut professionnel, ne pas la respecter revient à menacer la créativité qui a besoin d’un temps considérable : toute une vie pour un ensemble très limité de musique, quelques œuvres qui peuvent prendre une dimension universelle, quel que soit le moment et le lieu de leur élaboration au cours de l’histoire humaine!

Plus largement, toute œuvre qui est actuellement jouée, sans jugement esthétique en amont, qui comporte une densité suffisante, à tous égards, pour provoquer une curiosité, un désir, une interprétation, une écoute attentive, appartient à chaque être humain, bien au-delà des apparentes différences culturelles. Cet aspect éthique doit être mis en avant alors qu’il est vital de générer, dans toute société, des ressources plus propices à l’investissement de recherche, innovateur de formes dont notre espèce aura de plus en plus besoin et ce, dans tous les domaines de la vie de cette même espèce.

La créativité ne devrait-elle pas être rassurante à travers ce qu’elle implique en termes de déplacement, d’évolution constante, au sens ou la vie ne peut exister sans mutations de ses apparences, de la pensée, de la perception ? N’est-elle pas signe de vivacité, au-delà de tous les modes de répétitions ou d’uniformisations obligés, dans lesquels il est souvent plus aisé de confiner des publics ainsi captivés ?

Citations

Les courts passages de partitions, de notations placés dans des ouvrages de recherche feront l’objet d’une autorisation de citation évidemment amiable, ainsi que pratiqué dans le domaine littéraire et scientifique, la musicologie n’étant pas un territoire spécifique de ce point de vue. Ces extraits choisis dans le cadre d’une étude, d’une analyse, participent à la diffusion des œuvres récentes de manière précieuse.

Bleu

La couleur bleue est devenue consensuelle, ce qui ne fut pas toujours le cas et ce qui ne l’est toujours pas dans certaines cultures. Elle est tout à la fois symbole de rêve, de création, de risque exploratoire.

Jean-Michel BARDEZ
Novembre 2015

 

Voir aussi le Processus d'intégration des oeuvres.